Live Report

Live Report : Hypnotic Brass Ensemble + They Call Me Rico / L’Epicerie Moderne

Live Report : Hypnotic Brass Ensemble + They Call Me Rico / L’Epicerie Moderne

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L’Epicerie Moderne de Feyzin offre en ce vendredi 19 février un habile mélange de sonorités folk, country, rock, raw blues, jazz et rap. La formation Hypnotic Brass Ensemble, précédée de Frederic Pellerin alias They Call Me Rico, offrent deux prestations, à la fois diamétralement opposées et complémentaires. Les personnes venues place Réné Lescot ont profité, le temps d’un concert, d’un petit road-trip partant du Dixie (sud des USA) à New York en passant par la Nouvelle-Orléans et Chicago. L’Épicerie Moderne offre une belle cartographie en musique qui démarre par de l’americana pour finir sur un combo explosif jazz/funk/rap. Retour sur un concert mémorable.


They Call Me Rico


Découvert lors de l’édition 2014 de Jazz A Vienne, en ouverture de Lucky Peterson et Joe Satriani, le québécois devenu lyonnais, Frederic Pellerin alias They Call Me Rico est le premier appelé sur la scène de Feyzin. Il ouvre le bal, seul avec sa grosse caisse, son charleston, son harmonica, ses deux micros et sa panoplie de guitares. Le groupe-solo diffuse un son au grain authentique, avec ce qu’il faut de saturation. Rugissant et flamboyant, They Call Me Rico siège en roi de la jungle pendant toute la durée de sa prestation. Une voix puissante, une énergie débordante, des riffs accrocheurs, il n’en fallait pas plus pour chauffer le public.

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Entre rockabilly, blues, folk, country et autres penchants issus du patrimoine américain, They Call Me Rico trouve le dosage parfait et l’assène à un public plus que réceptif. Une belle performance solo, qui prépare le terrain à la seconde partie de la soirée…


Hypnotic Brass Ensemble


Passé They Call Me Rico, la scène de l’Epicerie Moderne se fait investir par les huit plus jeunes (des vingt-trois) fils de Phil Cohran, organisés en section cuivre (trois trompettes, deux trombones, un baryton de défilé) et en combo basse-batterie-guitare.

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Egalement découvert en live lors de Jazz A Vienne 2014, la fratrie qui compose l’essentiel de l’Hypnotic Brass Ensemble fait quelques balances en jouant Bad Boy for Life, le célèbre hit de Puff Daddy. D’après David Browne dans sa chronique sur Entertainment Weekly, le titre Bad Boy For Life fut, à son époque, une déclaration de force de la part de Bad Boy Records. D’après ce qui fut observé et entendu à l’Epicerie Moderne, la prestation d’Hypnotic Brass Ensemble relève aussi de la démonstration de force brute. Un choix de thème, probablement justifié par un état d’esprit partagé entre le groupe et ce titre.

Le soundcheck fini, le brass ensemble démarre en trombe avec un Ballicki Bone massif qui annonce la couleur. Malgré les échos sur son éventuelle absence de préparation, l’Hypnotic Brass Ensemble rend une copie sans la moindre rature. A la fois sauvages et parfaitement synchronisés, les cuivres et les cordes se débrident, les solos fusent et la batterie garde inlassablement le cap, à la force des bras.

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Plus qu’une fanfare jouant de la musique d’un répertoire précis, l’Hypnotic Brass Ensemble alterne entre les couleurs rap, funk, jazz et même balkaniques par moments ! Tantôt instrumentistes, tantôt rappeurs, les neuf membres d’HBE maintiennent le mercure au plus haut. Leur musique, qu’ils intitulent « Feel Good Music », est sans étiquetage particulier.

Titres issus des derniers projets, hommage à Maurice White, reprises, l’HBE a mouillé le maillot et a donné jusqu’à la dernière once de transpiration pour un concert de folie ! Sous la clameur et en sueur, l’Hypnotic Brass Ensemble après plusieurs rappels, conclut en beauté ce vendredi 19 février. Les derniers quittent Feyzin en taxis/ubers ou avec les dernières navettes le sourire aux lèvre.

Merci l’Epicerie !

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Live Report : Alpha Diallo / @AlphaDigger

Photos : Paul Bourdrel / @paulbourdrel

L’ensemble des images de la soirée sur le Flickr de RTU

Nova Lyon

février 25th, 2016

One comment

One Comment

  1. Toto says:

    Oui, merci l’épicerie ! Sacré(s) concert(s) !
    Je pinaille un peu cependant : « Parfaitement synchronisés, les cuivres et les cordes se débrident, les solos fusent et la batterie garde inlassablement le cap, à la force des bras. » Le batteur était effectivement à saluer mais les cuivres (un peu le coeur de ce qu’on est venu voir dans ce concert) n’étaient pas toujours hyper en place, notamment sur des titres qui le demandent comme le tube War.
    Mais attention, ces quelques imperfections n’ont rendu le concert que plus vivant, ça n’est pas forcément des défauts à mes oreilles !

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