Live Report

Retour sur Nuits Sonores 2016 : ouverture des chakras

Retour sur Nuits Sonores 2016 : ouverture des chakras

Nuits Sonores s’en est allé et nous laisse sonnés, démunis… Tout s’est passé si vite. Nuits Sonores reviens vite, tu nous manque déjà. Pour les malchanceux qui n’y étaient pas (ou pour ceux qui ne se souviennent plus) on vous rapporte nos impressions sur cette flamboyante édition 2016.

NS 1, top départ !

Après des mois d’attente dans le froid et la grisaille, les basses du Marché de Gros sonnent enfin l’ouverture du festival… 21H45 : on débute le soirée avec un Hall 1 résolument rock. L’effondras et TURZI nous prouvent que Nuits Sonores ne rime pas systématiquement avec musique 100% électronique.

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Mention spéciale également aux Garçons Sauvages. Bien connus à Lyon pour leurs soirées (dé)marquées par la fougue et la culture queer, ils mettent un joyeux bordel dans le public au Hall 3 ! Disco et bel esprit. Devant autant d’amour pour la fête, on s’incline.

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2h00 : on enchaîne ! Bifurcation vers le Hall 1 (pilier 3 néon 10 sur la droite) pour retrouver les Israéliens Red Axes dont le live commence à nous échauffer sérieusement. Ça y est, on tape du pied, on bondit, on vrille ! Le duo nous régale d’un condensé d’éclectisme sans compromis, avec ce qu’il faut d’acidité. Les ambiances s’enchaînent et se bousculent. Post-punk, cold wave ou vagues d’italo-disco. On ne sait plus où on est ni l’heure quelle il peut être. On s’en fout et ça fait un bien fou.

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Bientôt 3h00 : après une longue hésitation pour choisir vers quelle scène migrer (oui les programmateurs sont cruels), on succombe finalement à DIXON qui sait se montrer très convainquant… Fidèle à lui même, il fait honneur à sa réputation en nous proposant un dj set de qualité et bien maîtrisé, avec en prime un joli final sur le classique Crispy Bacon de Laurent Garnier, ce qui ne fait jamais de mal.

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Il est 5h00, que de sourires sur les visages des festivaliers conquis par le voyage…  La première exode sous le tunnel de Perrache peut commencer.

NS 2, ça continue

On a pas honte de l’avouer, bien au contraire, notre coup de cœur parmi les multiples extras Nuits Sonores 2016 c’est “Salade de Bruits” proposé par le Webzine La Salopette et notre nouveau lieu adoré  : LA TAVERNE GUTENBERG.

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Afin d’émanciper les profanes et de vous replacer dans le contexte, laissez nous déjà vous présenter la Taverne Gutenberg : avant d’être l’un des lieu le plus cool de Lyon, la Taverne était un immeuble abandonné de trois étages, en plein cœur de la Guillotière. Aujourd’hui cette battisse renaît entant que maison d’artiste éphémère. On en profite au passage pour vous inviter à soutenir leur projet sur la plateforme Kiss Kiss Bank Bank (go!). Avec Nuits Sonores, la Taverne Gutenberg nous sert un événement ensoleillé, riche en vitamines et musique.

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L’immeuble est une salade de fruits géante : Ananas, Banane, Citron, Pasqtèque ! Au rez-de-chassé, on savoure la sélection musicale de nos hôtes. Les DJ’s (DJ Turbo Boom-Boom, Afro House, Max Mash, House, LIMON, House) ont été placés dans la petite fenêtre, pour faire vibrer la rue depuis leur cabane de cocotiers. Pendant ce temps, l’association Dsico Soup nous régale de smoothies frais. On aurait pas cru, mais c’est fou comme ça peut rendre heureux de découper une pomme. La Taverne a su nous montrer sa vision de la création, sa joie de vivre et de recevoirNous, personnellement, on en veut plus et on souhaite que leur projet perdure, car ils le méritent, mais aussi pour notre plaisir et notre culture. Bravo les gars.

NS 3, même pas mal

Levés 13h00, éreintés mais heureux, on se dirige, tout doucement, vers la 7e Source pour… l’extra hammam disco ! Bain de vapeur, gommage, citronnade et sublime mix de Mehmet Aslan : l’expérience est planante, étourdissante…

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Enveloppés par la chaleur, on succombe aux divans où il est si bon de se laisser porter par un ensorcelant mélange de vibrations électroniques orientales. Envoûtement et transe à l’état pur. Cet extra nous fait frôler l’extaseMerci aux audacieux Sidi&co.

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Revitalisés et encore tout émerveillés par cette session vaporeuse, nous voilà parés pour la nuit 3 !  Ah la fameuse Nuit 3, celle qui te met à chaque fois une bonne grosse claque mais qui te rappelle toujours que dans trois jours… C’est déjà lundi. Pour cette avant-dernière soirée, Nuits Sonores nous aura encore une fois bien rassasié. Toujours loin des sentiers battus et des labels aseptisés, de nombreux artistes d’horizons divers et variés ont su nous faire dandiner pendant des heures !

Arrivée : 23h30 pétantes (oui on est à la bourre). On s’avance vers le Hall 3, happés par l’énergie débordante de Mbongwana Star, groupe congolais originaire de Kinshasa. Les rythmiques sont traditionnelles, mêlant hip-hop, électro et rock psyché. Un cocktail explosif  servi par Liam Farell et consorts, suivi des fameux Konono N°1 et de Pouvoir magique qui nous auront fait vibrer sans concession.

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Pour la suite, pas besoin de réfléchir à deux fois. On suit la foule jusqu’au Hall 1 pour retrouver les génies de chez Moderat. 15 minutes plus tard, le temps de finir une pinte à moitié renversée, le groupe débarque sur la plus grande scène du festival. Accompagné d’un dispositif visuel à couper le souffle, Moderat nous offre un live d’une subtilité rare. L’atmosphère hypnotique installée, les trois confrères descendent de la scène et laissent un public conquis derrière eux.

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Voulant ne louper aucune miette de la soirée, on se dirige tranquillement vers le Hall 2 pour découvrir ce que Ninos du Brasil cache dans son slip. Et bien figurez-vous qu’on y a trouvé la panoplie parfaite du carnaval brésilien : paillettes, confettis, ballons et déguisements en tout genre. Nous voilà complètement dépaysés et qu’est ce que c’est bon. La recette est pourtant simple : une prod’ minimaliste, des polyrythmies effrénées et une joie de vivre assumée ! Les deux Italiens se moquent des frontières et nous offrent un pur moment de folie. Il est bientôt 2h et aux Nuits Sonores, « Tudo bem » !

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Serait-il l’heure de rentrer se coucher ? Oh que non. Le tant attendu Bambounou, notre petit génie français de la Techno, s’avance sur la scène du Hall 1 pour un DJ Set de trois heures… On est pas prêts de dormir et comme prévu, on a tapé du pieds sur un son explosif, lourd et efficace.

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NS 4, on lâche rien

1h00 : Une douche au champagne façon Tour Rosequelques « calinades » de peluches chez la chambre fraîche de Sofffa et 3 falafels plus tard, l’appel de la fête est notre mantra. Direction le Hall 3 (pilier 1 à droite en partant de la scène). Sur place, déconnexion totale avec les captivants 47SOUL : déhanchés, mains levées et sens en éveil… Des atmosphères échauffées des mariages levantins, à la sauce électro-dubstep… Vous en aviez rêvé, ils l’ont fait !

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Bientôt 3h00, fin du set, on reste accrochés à cette scène qui nous aura fait chavirer. Et là… Immense frappe :  ISLAM CHIPSY & EEK, figure internationale du mouvement électrochaâbi passent à l’attaque. Les premières percussions se font ressentir… Elles prennent petit à petit entière possession de nos corps et de nos esprits… Lâcher prise total et hystérie collective !

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Le rythme est percutant, les mélodies pénétrantes, les sourires sur tous les visages. On en veut encore ! Ce trio restera sans l’ombre d’un doute notre souvenir le plus mémorable de la Nuit 4. Une pure expérience de danse et de vie. On ne peut que féliciter la prog’ qui aura su amener ces inspirations lointaines sur leur édition 2016. Mélange plus que réussi, qui nous laisse une emprunte indélébile.

Ok le Hall 3 c’était fabuleux, mais il est 4h00 et on ne va pas s’arrêter là. Le podomètre affiche plus de 20 000 pas au compteur et c’est l’heure retrouver le légendaire DJ Harvey au Hall 2.

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Bonsoir house sensuelle !  L’homme charismatique nous offre un mix volubile et voluptueux, teinté de groove. Paupière closes et corps en pilotage automatique, le final est de toute beauté. Quant à la dernière track… Comment vous dire…? On va se contenter de vous la remémorer en vidéo ici.

Faut l’avouer, à ce stade, il est tard. Mais, dans le déni le plus total, on refuse de voir le festival s’arrêter. On est chauds pour l’after, par contre la suite, on ne va pas aller vous la raconter…

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En somme

Pari une nouvelle fois réussi pour Nuits Sonores ! Les festivaliers sont conquis par ce foisonnement de goûts et de couleurs et les halls du Marché de Gros résonnent encore de ces rythmiques envoûtantes Alors oui, on vous le dit, on a kiffé.

Petit bémol toutefois : malgré une installation lumineuse très intéressante dans le Hall 1, on aurait aimé voir une scénographie un peu moins brute, ou plus présente dans les autres salles et les extérieurs.

Nuits Sonores, on  t’attend au tournant l’année prochaine, et putain on t’aime !


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Et vous ? Vos impressions ? Coups de cœur ? Coups de bourre ? Racontez-nous TOUT en commentaires.

#NUITSSO2016

© Brice Robert Photographe

© Claire Gaillard Photographie

RTU

mai 13th, 2016

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