Live Report

Live Report : Festival Yeah 2016 / Lourmarin

Live Report : Festival Yeah 2016 / Lourmarin

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Notre stagiaire Fiona s’est aventurée  entre le 3 et le 5 juin à Lourmarin pour assister à la quatrième édition du Yeah. La programmation de ce festival en région PACA avait tapée dans l’oeil du Grand Mix il y a trois mois, voici un retour en textes et en images :


Festival Yeah #4


Pris d’assaut par les organisateurs de festival, le choix ne manquait pas en ce premier weekend de juin, mais entre le mauvais temps et les grèves à répétition, on a préféré fuir la ville pour aller se réfugier quelques jours sous le soleil de Lourmarin. Petite commune du Luberon, c’est aussi la terre d’accueil de Laurent Garnier et du Festival Yeah depuis 2013. On vous raconte comment on s’est prit d’amour pour ce festival à taille humaine.

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Premier jour


Accueilli par le chant des cigales, on a tout juste le temps de planter la tente et de déboucher notre première bouteille de rosé de la saison, qu’il est déjà temps de commencer notre première ascension vers le château de Lourmarin. Les riffs de guitare rock de 51 Black Super résonnent déjà bien fort dans la cour du château et accompagne les derniers rayons de soleil. Le décor du Yeah est planté : cadre idyllique et intensité musicale.

Il se fait tard, la nuit est noire et les corps commencent à se délier, quand Chassol entre en scène. Véritable performance visuelle et sonore, Christophe Chassol accompagné du batteur Mathieu Edouard nous mettent surement la plus belle claque du festival. On se laisse volontiers transporter de l’Inde à la Martinique bercé entre les sonorités jazz, boucle électro et influences classiques. Jolie audace de la part des organisateurs de programmer à ce moment de la soirée cette interlude poétique.

Chassol

Changement de plateau, retour sur terre. Le temps de se prendre une bière et c’est déjà l’heure du dernier concert avec le quatuor québécois Suuns. Volte-face niveau ambiance : guitare saturée, batterie et basse explosives et voix torturée crées sur le plateau une énergie frénétique. Entre rock psyché et électro convulsive, on ne sait pas trop ce qu’on vient de se prendre dans les oreilles mais ce qui est sûr c’est que ça nous a mis en jambe pour le reste de la soirée (et plus encore).

Suuns


Deuxieme jour


Plusieurs animations ont égayées les rues de Lourmarin en ce deuxième jour de festival. Entre autres concours de pétanque ou élection de miss poule. Pendant ce temps, on se remettait doucement de nos émotions de la veille avec le dj set de Christian Borde alias Jules-Edouard Moustic au café Gaby, le tout arrosé d’un Ricard à un prix dérisoire (si seulement les bars Lyonnais pouvaient en prendre de la graine on serait vos meilleurs clients).

Moustic2

Le soir venu, on vous avoue avoir pas mal squatté au stand du Pop Up Market en prime bonne humeur, une jolie sélection de bijoux et des transats confortables. Coté musique, mention spéciale aux américains de Night Beats pour leur rock garage et leurs solos de guitares qui nous aurons bien fait slamer en fin de soirée.


Troisieme jour


Déjà le dernier jour, et vu le programme on compte bien en profiter. Direction le tennis club de la ville, pour assister à une véritable compétition de haut vol : le Battle de Air DJ. Entre les participants surmotivés, un maître de cérémonie au poil et un public réceptif, tous les ingrédients sont réunis pour passer une belle après-midi.

Air Dj kids

On réussi tant bien que mal à s’arracher du DJ Set de Laurent Garnier pour filer vers le Temple où se joue Trio Vacarme. En résidence sur le festival, le groupe au départ constitué de deux violonistes et un violoncelliste, s’est modelé pour y accueillir des sonorités électroniques. Pour notre premier concert dans une église on est conquis. Le mariage entre les notes classiques des violons et les basses rondes des machines fonctionne à merveille. On s’incline devant une si belle harmonie des genres, et on espère que cette collaboration se poursuivra au delà du festival.

Qu’on se le dise, la programmation du dimanche soir était clairement notre préférée et on aurait loupé ça pour rien au monde. Du coup en bon élève on était parmi les premiers sur le site, et on s’est pris une belle claque devant Deux Boules Vanilles. On se demande encore comment deux mecs peuvent dégager autant d’énergie avec leur batterie.

deux boules vanille5

Le concert de Flavien Berger, nous aura fait frissonner de bonheur. Devant un live mené avec brio on ne peut que se laisser prendre au jeu de s’asseoir pour se relever brusquement dans une explosion de joie et de basses. Véritable hymne au bonheur tinté de mélancolie. On remercie aussi Gilles Peterson pour nous avoir ramené le soleil du brésil et de cuba à Lourmarin. Pour clôturer le festival rien de mieux qu’un set techno dont Laurent Garnier a le secret. Même si on salue le final sur New Order, une heure c’est bien trop tôt pour se quitter. Mais qu’on se rassure la frustration n’aura duré que le temps de rejoindre l’after plus ou moins officiel dans les caves du château. L’odeur de vin et les rythmes orientaux des Sheitan Brothers nous aurons tenu éveillés une bonne partie de la nuit.


Conclusion


Loin des stéréotypes qu’on croise malheureusement trop souvent sur les festivals, le Yeah entretient une ambiance bonne enfant où les générations se côtoient et jouent ensemble à des jeux idiots, le tout saupoudré d’une programmation musicale éclectique et pointue. Même les mecs de la sécurité étaient cool, et ça on l’a rarement vue. Comme le dit si bien Laurent Garnier «Merci, vous êtes génial» !

On mettra ça sur le coup de chaleur, mais nous aussi on t’aime Lolo, see you next year.

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Live Report : Fiona Azemat

Photos : Gino Vitali

Nova Lyon

juin 23rd, 2016

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