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Et si c’était la forêt qui cachait l’arbre ?

Et si c’était la forêt qui cachait l’arbre ?

L’arbre qui cache la forêt. Nul événement plus illustrateur de cette expression que la victoire de Trump aux dernières élections américaines.

Journalistes, analystes, politiques, citoyens, nous sommes tous responsables. Nous sommes responsables de n’avoir regardé que le « ridicule » d’un homme sans nous rendre compte de la cause qu’il incarnait pour des millions de citoyens. Responsables de n’avoir voulu voir qu’un gangster, un gosse de riches, sans expérience politique, et qui n’avait donc, légitiment, aucune chance de prendre le pouvoir alors que tous les swing states quasiment ont été en sa faveur.

A présent, apprenons. Apprenons à nous désintéresser de l’homme, qu’il soit président ou ministre, et à nous intéresser à la tendance qu’il incarne. Aux gens qu’il fédère, aux problèmes sociaux qu’il soulève.

Apprenons à ne plus voir le ridicule. Apprenons à ne plus dire à ceux qui hésitent et qui hésiteront en 2017 : « L’extrême droite ? Mais ce n’est pas sérieux ! ». Ne risquons pas de provoquer un sentiment d’injustice qui conforterait certains choix.

Apprenons à écouter, à comprendre les idées, les valeurs, que ces citoyens cherchent dans leur choix politique, pour ensuite mieux faire état de l’impasse qu’elles peuvent engendrer.

Un président, en démocratie, aussi « ridicule » peut-il être, n’est jamais seul. Ce n’est pas Trump qui a gagné ce soir, ce sont les millions d’individus qui le soutiennent et au-dessus d’eux encore : les idées qui les animent. Ce sont les conséquences de ces choix que nous aurions à contester, cela, et non plus les hommes et les femmes qui les portent.


Article par Jadd Hilal

Nova Lyon

novembre 9th, 2016

One comment

One Comment

  1. Baz Baz says:

    Pardon, mais c’est quand même un peu facile de mettre au même niveau de responsabilité « citoyens », médias et politiques, tant ces deux derniers ont une place tout à fait prépondérante dans le façonnement qu’ont ces mêmes citoyens dans la vision de la chose politique. Il en va des Etats-Unis comme de la situation en France d’ailleurs. Je vous rejoins par contre sur votre dernière phrase.
    Amicalement

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