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Mix et interview d’Heretic w/ Tushen Raï et La Distillerie

Mix et interview d’Heretic w/ Tushen Raï et La Distillerie

Pour cette édition de Ride The Rhythm présentée par Tushen Raï sur nos ondes, l’équipe La Distillerie visite Londres et rencontre Timothy Clerkin alias Heretic. Retour en musique et en textes sur le parcours du monsieur, à découvrir ici :

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Mix Heretic

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Interview

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Serenade, ton dernier EP produit sur le label Ransom Note, ne demande qu’à enflammer les dancefloors. Comment as-tu procédé pour mettre autant d’énergie dans cet EP ?

A mon sens, les trois tracks de l’EP sont assez disparates. Elles ont toutes été conçues indépendamment les unes des autres. J’ai inséré pas mal de breaks de batterie assez classiques dans les morceaux axés club que j’ai produits dernièrement. Avec un peu de chance, ça donne l’illusion d’une certaine cohésion. Je crois que Serenade a été le premier morceau que j’ai écrit avec un break de batterie comme élément de rythmique principal. Et je me suis dit que si j’allais faire un son orienté breakbeat ou rave, autant le faire correctement ! Et à partir de là, l’aspect ‘rave’ a vrillé hors de contrôle.

Est-ce que tes influences sont les mêmes pour chacun de tes projets ? Ou bien es-tu plutôt du genre à avoir beaucoup de sources d’inspirations ?

Je suis plus du genre à écouter absolument tout. Je dirais que je tire la plupart de mes influences de groupes de guitare des 90s’ parce que c’est ce que j’écoutais en grandissant. J’imagine que ça doit être assez compliqué de retrouver ces influences dans cet EP en particulier quand on l’écoute mais elles sont bien présentes !

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Que penses-tu de la scène underground au UK, et du fait qu’elle soit en plein changement en terme de notoriété et d’influences musicales ?

Je trouve qu’il y a une bonne petite scène musicale au UK en ce moment, avec plein de producteurs incroyables qui arrivent à percer et une grande richesse en termes de styles et d’influences. Londres a énormément changé depuis que j’y ai emménagé il y a quelques années. Il y a 40% de salles de concerts en moins qu’il y en avait en 2006 mais ça tend à changer parce qu’il y a plein de nouveaux clubs et espaces de concert qui ouvrent tout le temps. Ce n’est ni pire ni mieux qu’avant, c’est juste un peu différent.

Tu fais partie du duo Eskimo Twins. As-tu trouvé plus simple de réaliser un EP par toi-même uniquement ? Tu penses recommencer ?

Bosser en collab a ses avantages comme ses inconvénients. Travailler seul peut te permettre d’aller plus vite quand tu as une bonne idée en tête et que tu sais exactement où tu veux l’emmener mais, à l’inverse, quand tu as un blocage ou que tu stagnes sur une instru ou des lyrics, avoir quelqu’un qui jette un regard différent, t’inspire et ramène des idées fraiches dans le projet peut être inestimable. Ça fait un petit bout de temps que je sors des disques en solo et j’en ai plein d’autres en réserve. Donc au final, ça dépend, parfois c’est plus simple et parfois bien plus compliqué !

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Pourquoi avez-vous décidé de monter Eskimo Twins à la base ?

Je suis ami avec Nathan depuis la fac. On a fait des études de musique ensemble à l’université de Leeds. On a commencé à sortir en club plus ou moins à la même époque et on a fait pas mal de raves ensemble. Après avoir joué dans pas mal de groupes, on avait tous les deux envie de faire le même genre de musique électronique qu’on entendait dans les clubs. C’est comme ça qu’Eskimo Twins a vu le jour.

Tu as pu jouer dans certains des plus gros clubs d’Europe, de Londres à Ibiza en passant par d’autres grosses villes européennes. Trouves-tu toujours le temps de te concentrer sur ta musique et le processus créatif ? Tu préfères jouer en club ou passer du temps en studio ?

C’est vrai qu’on a tout juste assez de temps pour tout faire ! Le tout est d’être bien concentré et organisé.  Et même si j’aimerais bien rester calé chez moi en caleçon toute la journée, à manger des biscuits un lundi après un weekend chargé en concerts, je me force à sortir pour aller bosser en studio et être productif.

J’adore les sessions studio mais je pense que j’aime tout autant faire des live et DJ-sets en club. Je me sens vraiment chanceux de pouvoir vivre de ma passion.

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En tant qu’artiste, quel est ton rêve ultime ? Comment penses-tu que la relation que tu entretiens avec la musique évoluera avec les années à venir ?

C’est une bonne question ! Pour l’instant j’avance pas à pas sans trop presser les choses… Après cette année, je pense que la prochaine étape sera de finaliser mon premier album en m’assurant qu’il soit exactement comme je l’imagine. Je ne me projette pas plus loin pour l’instant.

Est-ce qu’il y a des projets sur lesquels tu travailles actuellement et que tu voudrais partager avec nous ?

J’ai un nouveau disque qui va sortir chez Ransom Note Records et pas mal de remixes qui vont voir le jour dans les prochains mois. J’ai un peu ralenti le rythme niveau prod cette année parce que je travaille surtout sur la partie live de mon projet. La prochaine étape est d’acheter un jeu de spots lumineux et d’apprendre à le programmer seul pour le synchroniser avec ma musique sur scène. Ça va prendre du temps mais j’ai un peu tendance à tout vouloir faire tout seul, c’est mon côté « control freak ».

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Est-ce que tu as des artistes émergents en tête qu’il faudrait absolument qu’on écoute ?

Oui, des tonnes ! J’aime tout ce que fait Jackwastaster, pareil pour Sebastian Voigt. Il est en train de tout exploser en ce moment ! L’EP de Loicc est assez incroyable du début à la fin. Il y a aussi ASOK & Black Merlin si on peut les considérer comme des artistes émergents.

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Un grand merci au webzine la Distillerie, dont vous pourrez retrouver tous les articles ici : http://ladistilleriemusic.com/

Interview réalisée par Baptiste Pinsard et Julien Gatto.

RTU

juillet 15th, 2017

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