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« Dans la rue de » Kenneth Reza Banino

« Dans la rue de » Kenneth Reza Banino

Chaque semaine à 17h30, on découvre une personnalité lyonnaise et la ville dans sa voix. Cette fois, nous retrouvons Kenneth Reza Banino, sacré cinq fois champion de France de Kung-Fu traditionnel, et co-fondateur du Dojo AH2R dans lequel il entraîne la nouvelle génération aux arts martiaux traditionnels. Féru de métal, de rap et de jeux vidéos, Kenneth est aussi atteint d’un syndrome de « collectionnite » très sérieux.

Lundi

Le centre presqu’îlien de Lyon fait remonter chez Kenneth tous les souvenirs de ses jeunes années de Gamer passées dans les salles d’arcades. Ces lieux « craignos, repaires de dealers et de lascars », ont fait naitre chez lui la passion du combat et des arts martiaux.
Passant son adolescence à « jouer à Shinobi en mangeant des burgers » avec ses cousins iraniens, Kenneth a appris à s’investir à 200% dans tout ce qu’il entreprend. « Ça vient des arts martiaux, ça »

Nous avons donc rendez-vous avec lui place Bellecour pour parler de son arrivée à Lyon, de sa famille dispersée et de son régime alimentaire hasardeux.

Mardi

Sur le chemin du Hard-Rock Café, il avoue : « J’ai un défaut, c’est que je vis dans le passé ». Pourtant il voit les changements à Lyon d’un bon œil.
Nourri au rock par un père mélomane et des oncles rebelles, Kenneth a développé très tôt un fétichisme des objets de ses groupes cultes : Pochettes, T-shirts. Il analyse donc les « Memorabilias » exposées sur les murs du café. On cause de Prague, de Cannibal Corpse et de ses voisins catholiques du quartier d’Aynay.

Mercredi

Nous attendons Jeremy au café. Kenneth et lui ont rendez-vous pour un deal de t-shirt. Mais pas n’importe lequel, un t-shirt original du groupe de Thrash Metal, Exodus. « J’ai certains T-shirts, on pourrait m’en proposer 1000 euros, je ne les revendrais pas » nous dit-il.  C’est donc l’occasion d’essayer de comprendre sa passion envahissante et ses relations avec les autres mordus de Goodies metal.

Jeudi

Laissant derrière nous les t-shirts de métal, nous suivons Kenneth jusque chez « Game Spirit » pour saluer les copains. Les arcades nippones à 20 centimes la partie résonnent dans le fond de la salle, et Kenneth nous donne une petite leçon de japonais, et d’esprit de compétition.

 

Vendredi

Nous remontons le quai Jean Moulin jusqu’aux pentes de la Croix-Rousse pour évoquer avec Kenneth sa famille de sang et celle de cœur. « Avoir une école c’est pas une fin en soi, mais créer des liens fraternels, limite familiaux avec ses élèves, c’est ma plus grande fierté ». De quoi remettre en question la notion de réussite, celle des autres, et la sienne.

Nova Lyon

janvier 12th, 2018

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