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Dans la rue de Francis Chaput-Dezerville du « Bal des Ardents »

Dans la rue de Francis Chaput-Dezerville du « Bal des Ardents »

Chaque semaine à 17h30, Lucie règle son pas sur le pas d’une figure lyonnaise. Auteur, musicien ou acteur de la culture au sens très très large, ce qu’elle cherche, c’est voir la ville à travers ses yeux et ses souvenirs. Nouvelle excursion humaine et urbaine avec Francis Chaput-Dezerville, fondateur de la Librairie Le Bal des Ardents, la librairie du 1er arrondissement qui depuis 15 ans satisfait les amateurs de poésie, de polar ou de littérature érotique.
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Mardi

Le rendez-vous est fixé à l’angle Saxe Gambetta. C’est dans ce quartier, que Francis Chaput-Dezerville est arrivé à l’âge de 12 ans. ”Ici c’est mon point de départ”. Entre les PMU, les cafés, les cinés et tous les lyonnais si différents qui se croisaient, à travers ses yeux d’enfant, “c’était le paradis !”.“Ce quartier, c’était un gros mélange, une sorte de Barbès […] Il y avait un bouillonnement de culture et de vie”. On se promène dans ses souvenirs, entre brasseries fermées et stations de taxi camionnette oubliées.
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Mercredi

Francis Chaput-Dezerville nous guide du cours Gambetta à la place du Pont. On passe devant l’Eldorado et on traverse son histoire. D’abord théâtre, puis cinéma, il a été rasé en 1993.  “Je faisais sauter les cours pour aller voir  Il était une fois dans l’Ouest se rappelle le libraire.
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Nostalgique, il nous raconte aussi ces quartiers juifs, arabes, chinois où il aimait déambuler.
“Il y avait une vie absolument phénoménale […] où vous appreniez plein de trucs”. Il se souvient aussi avec appétit de la tradition de la friterie lyonnaise, du couscous à volonté et du petit café du matin.
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Jeudi

On bifurque cours de la Liberté et on change de décor. On en profite pour parler de l’apparition de sa passion pour les livres, très précisément datée.  “J’ai vu aux Dossiers de l’écran, Les Raisins de la colère de John Ford. J’ai regardé ce film et je me suis dis je vais lire le livre. Je ne l’ai pas fini mais j’ai acheté d’autres Steinbeck. Après, je ne me suis plus jamais arrêté de lire ! Ça fait partie de mon équilibre de vie, comme le café et le journal !”
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Francis en profite aussi pour nous raconter ses nombreux métiers et comment la librairie érotique La Musardine est devenue le Bal des Ardents en mars 2003. “J’avais envie de faire une librairie générale avec du fond […] ou l’on trouve des bouquins que l’on ne cherche pas”. Aujourd’hui, une fois passé la sublime arche entièrement composée de livres qui marque l’entrée de la librairie de la rue Neuve, on trouve, du sol au plafond, près de 26 mille références.
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Vendredi

Pont Wilson, les voitures passent et klaxonnent. Francis Chaput-Dezerville se rappelle les débuts de sa librairie. “J’ai monté ça avec des bouts de ficelle”.
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On parcourt du regard la presqu’île et ses librairies aujourd’hui fermées (tout en soulignant tout de même que le Bal des Ardents se porte très bien). “La librairie c’est de la haute voltige ! Si vous n’êtes pas passionnés, il faut faire autre chose tout de suite !”
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Nova Lyon

avril 9th, 2018

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