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Dans la rue de Flore

Dans la rue de Flore

Toutes les semaines à 17h30, on use nos semelles sur les pavés en compagnie d’une figure lyonnaise. Micro au poing, on découvre sa voix, sa vie et sa ville. Nouvelle sortie ensoleillée en compagnie de Flore. La DJ, productrice et fondatrice du label de musique électronique Polaar a commencé à mixer il y a 20 ans. La scène lyonnaise, elle la connait par cœur. On attendra donc pas longtemps avant qu’elle nous régale d’anecdotes savoureuses.
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Mardi

On retrouve Flore dans le très coquet jardin des Beaux-Arts, son musée préféré à Lyon. On évoque un peu la vie et l’offre culturelle à Lyon. « Je suis toujours ravie de partir. Mais je suis toujours contente de revenir. Parce que c’est ici, ma ville ». Flore profite du micro qu’on lui tend pour passer un message au musée. Ça fait des années qu’elle essaye d’organiser un événement ici avec son label, Polaar.
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Nous quittons le jardin et nous nous engageons dans les rues du 1er arrondissement. Elle commence par nous raconter ses débuts dans la musique, son rapport aux instruments de musique et sa révélation lors d’un concert de Goldie en 1994. « J’ai attendu ça toute ma vie. J’attendais ce signe ».
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Mercredi

Au détour de la rue Paul Chenavard, Flore nous raconte une rencontre fortuite avec des DJ autrichiens à Lyon. Elle nous explique comment elle les a harcelé. « Les pauvres, ils sont restés quelques jours à Lyon, je leur ai bouffé le cerveau. Mais en même temps grâce à eux, j’ai compris ce qu’il fallait acheter pour démarrer ». Elle nous fait passer devant l’ancienne boutique de musique de son frère, Dark Fish, aujourd’hui reconverti en magasin de déco.
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Grace à ces trois DJ, Flore est allé à Vienne et c’est là qu’elle a commencé à mixer. C’était il y a 20 ans. Nuits Sonores n’existait pas encore. Des soirées s’organisaient dans l’aérodrome de Lyon. Et Flore passait de la Drum’n’bass devant un public extatique. C’était les débuts de la scène électronique lyonnaise.
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Jeudi

La rue Petit-David, c’est la rue de l’adolescence de Flore où se mélangent BD, piercings et vinyles. « Dès que mon frère était dans le coin, j’avais le droit de sortir là où il allait. » C’était les premiers live et les premières bagarres au Chantier, rue Sainte-Catherine, au Pez Ner et à la Marquise. « Ce sont des choses qui te marquent ».
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Entre la rue Edouard Herriot où elle vivait et la rue Petit-David, Flore croisait toutes les bandes de musiciens, les rockeurs et les rappeurs, qui venaient chercher des disques. « C’est pour ça que j’avais envie de venir dans cette rue, parce qu’elle a un côté immuable. Il y avait déjà le Théâtre des Ateliers. Et puis un restaurant là, à l’angle. Ça m’évoque des souvenirs d’adolescente, des surprises, des rencontres… »
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Vendredi

Les disquaires lyonnais, c’est encore un des rares lieux de rencontre pour les amateurs de musique. Il n’y a pas de quoi être nostalgique. Flore, elle, est plutôt tournée vers l’avenir. Elle se réjouit que les guerres de chapelles liées à la musique soient finies. Et elle a envie de voir ce que l’avenir nous réserve, d’autant qu’on ne manque pas de lieux de sortie, à Lyon.
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Réconciliée avec la scène locale, qu’elle a laissé de côté au début de sa carrière, Flore réalise la richesse de l’histoire musicale lyonnaise. « Ce qui est génial, c’est quand tu voyages à l’étranger et que les gens connaissent ta ville. Pour Jarring Effect, par exemple […] A Lyon, il y a plein de gamins qui ne savent pas ce que c’est Jarring Effect. »
On termine cette balade dans les souvenirs de la DJ/Productrice en philosophant sur le monde de la nuit et la culture dancefloor. « Des fois, je me dis que je devrais écrire un essai là dessus. »
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On retient donc l’idée d’organiser une soirée au Musée des Beaux-Arts avec elle et on guette la sortie de son essai. En attendant, les projets se poursuivent. Polaar est en résidence à la Commune, les soirées reprendront à la rentrée et plusieurs sorties sont prévues sur le label. Puisqu’on vous dit qu’il faut la suivre !
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Nova Lyon

mai 25th, 2018

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