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« Midi dans la Gueule du Monde » avec Abyssinie Club

« Midi dans la Gueule du Monde » avec Abyssinie Club

Abyssinie club explore les musiques de la corne de l’Afrique tout en la mêlant aux sonorités électroniques, au jazz et au hip-hop. Ils faisaient la release party de leur premier album, The last dance of the Negus, à la Grooverie lors du circuit des Nuits Sonores. L’occasion de les rencontrer.
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Ce groupe, c’est une histoire de rencontre. A la base, le saxophoniste et arrangeur Jean-Baptiste Louis fait la connaissance du chanteur éthiopien Yared Asneké. Après un premier Ep en 2013, Ethiopian Workshop, résolument tourné vers l’ethiojazz, ils tournent ensemble en compagnie de musiciens français comme le beatmaker et dj lyonnais Zajazza.
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Désormais contaminé par ses grooves, Jean Baptiste poursuit un travail de recherche sur l’Éthiopie. Des voyages suivent. Il revient avec de nombreux samples et un film documentaire sur les mythes et les rythmes de ce pays.
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Les mois passent et sa curiosité s’amplifie, Jean-Baptiste va alors s’intéresser davantage aux musiques de la corne de l’afrique comme l’Érythrée et le Soudan. C’est dans cet esprit qu’il se rend à une des soirées Galactiques à Genève, véritables lieux d’échanges qui regroupent beaucoup de migrants. C’est là qu’il rencontre le chanteur érythréen et joueur de krar Samuel Tesfagersh.
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Jean-Baptiste invite Samuel à rejoindre le groupe. Avec des musiciens français, Abyssinie Club forme désormais un quintet. Ils montent sur scène avec un nouvel album, The Last dance of the Negus, sorti le 11 mai et produit par Arrakis Records.
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Ce disque évoque un empire lointain, un mythe effondré. Il rend hommage à la fois à la grandeur de l’Ethiopie et à sa lignée d’empereur, les Négus (Ménélik, Hailé Sélassié, Téwodros…). L’album invite à considérer nos empires et nos empereurs, grands ou petits, nos poètes et nos inspirations, notre regard sur le monde. Des témoignages de ce passé viennent émailler l’album par des samples, des voix enregistrées.
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En accueillant Samuel Tesfagergsh, venu de Asmara (capitale de l’Erythrée), nous nous faisons nous même les témoins de ces chutes et de ces exils. Le rap de Rabbi Darkside sur la chanson The Last Dance fait aussi référence à ça. La musique électronique, le jazz, le hip hop se retrouvent mariés au jazz et aux sonorités traditionnelles éthiopiennes et érythréennes.
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« Le point d’accord, c’est la danse et la transe. Nous, notre transe, c’est quoi ? C’est l’électro et la deep house finalement, allez en club, etc. La musique qu’on écoute, c’est leur transe et leurs danses. Je trouvais ça intéressant de mêler nos danses et transes ensemble. »

Nova Lyon

mai 14th, 2018

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