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« Midi dans la Gueule du Monde » avec Orchestra Baobab

« Midi dans la Gueule du Monde » avec Orchestra Baobab

L’emblématique groupe sénégalais diffuse depuis bientôt 50 ans son mélange unique de musique Afro-Cubaines, de rythmiques traditionnelles d’Afrique de l’ouest et de groove r’n’b et jazz aux quatre coins de la planète. Mathieu revient sur sa rencontre avec le chanteur et timbaliste Balla Sidibé lors du Petit Bulletin Festival aux Subsistances à Lyon.
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Tout commence à la fin des années 60, Dakar vit au rythme de la salsa cubaine réinterprétée dans les clubs par de grands orchestres locaux depuis l’indépendance du pays. Au cours de l’été 1970, le Club Baobab ouvre ses portes au 44 rue Jules Ferry.
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Pour l’inauguration, le saxophoniste Baro N’Diaye et le bassiste Sydath Ly recrutent des musiciens du Star Band qui se produisait au célèbre Club Miami. Les soirées aux Club Baobab marchent tellement que le timbaliste et chanteur Balla Sidibé, le chanteur Rudy Gomis, le bassiste Charles N’Diaye et le guitariste togolais Barthelemy Atisso prennent le nom de ce nouveau club. L’Orchestra Baobab est alors né.
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Les années suivantes, de nouvelles recrues s’ajoutent à l’orchestre : le saxophoniste Issa Cissokho, les chanteurs Medoune Diallo, Ndiouga Dieng et Laye Mboup. Leurs albums vont alors cartonner et le groupe va devenir le fer de lance d’une nouvelle musique sénégalaise aux confins de la salsa afro-cubaines et des musiques traditionnelles africaines.
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Leur afro salsa est porteuse d’une énergie panafricaine. Elle va donc toucher les autres continents et ce n’est pas étonnant qu’ils rencontrent James Brown en 1975 lors de sa venue à Dakar. Le groupe s’exporte à l’international et dès 1978 Ibrahima Sylla, fondateur du label Syllart les signe et le groupe va parcourir le globe jusqu’en 1987.
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Ils étaient, a cette époque, avec le groupe Guinéen Bembeya Jazz, les deux leaders de la musique afro-cubaine africaine. Après une quinzaine d’albums renommés le groupe connaît une traversée du désert suite à la fermeture de leur club, des décès et l’arrivée de nouvelles musiques. Mais un Baobab ne meurt jamais.
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Le groupe ressuscite au début des années 2000 grâce à leur rencontre avec le producteur anglais Nick Gold, patron du label discographique World Circuit et connu pour avoir propulsé le Buena Vista Social Club à la fin des années 1990. De nouveau l’orchestre remonte sur scène avec les musiciens d’origine encore présents et des nouveaux mélomanes.
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Cette renaissance donne lieu à plusieurs albums dont Tribute to Ndiouga Dieng, le dernier en date sorti en 2017. Un disque réalisé en hommage à l’un de leur chanteur récemment décédé, Ndiouga Dieng. La musique est toujours riche, elle voyage, fait danser et est empreinte de souvenirs et d’hommages. Balla Sidibé, membre pilier du groupe depuis les débuts, raconte ce parcours magique truffé d’anecdotes.
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« Lorsqu’on a enregistré le dernier album à Londres, Ndiouga Dieng était avec nous, il ne se sentait pas bien mais était présent. On a fait l’album et on est retourné à Dakar et une semaine plus tard on l’enterrait… c’est pour cela qu’on lui a dédié ce disque.»
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Crédit photos : Baloo Too

Nova Lyon

mai 7th, 2018

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