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La saga de l’été, partie 2 : Le Hellfest

La saga de l’été, partie 2 : Le Hellfest

Cet été, Nova Lyon empile les bracelets « Pass 3 jours » dans une orgie frénétique de musique. Tout azimuts, les agents du grands mix ont infiltré les événements musicaux de la belle saison aux quatre coins de la map. Machines de guerre soniques ou rendez-vous confidentiels pour initiés, on a tout écouté et on vous a rapporté quelques découvertes scéniques qu’il faudra suivre attentivement dès la rentrée. Deuxième étape de notre saga de l’été au Hellfest !
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Vous avez bien lu, Nova Lyon a sauté à pieds joints dans la bouche de l’enfer, cette année.
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Le hellfest fait encore frissonner quelques personnes âgées, avec son iconographie sombre et ses 6 scènes dédiées aux musiques extrêmes. Mais c’est un événement unique en France, qui réussit l’exploit de rassembler chaque année quelques 180 000 mélomanes autour d’artistes (pour la grande majorité) absents des médias mainstream, le tout dans une ambiance bon enfant. Alors pourquoi se priver ?
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Considéré depuis 2014 comme le meilleur grand festival du pays, il était certain qu’on allait y trouver quelques perles brutes de décoffrage à vous offrir.
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On n’oubliera pas de si tôt le doom 70s des japonais de Church of Misery. Dans un hommage jusqu’auboutiste au déclin du summer of love qui vit naitre les messes noires de Coven ou Black Sabbath, le quatuor tokyoïte produit un show messianique et ambiguë. Agrémentant ses compositions de petites fantaisies, comme par exemple des nappes de Theremine, les lignes mélodiques du groupe résonnent encore dans nos oreilles.
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Spécialisés dans les chansons relatant la sinistre carrière des tueurs en série, Church of Misery prend le spectateur au piège de ses ambiances lourdes et occultes.
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Dans un tout autre genre, les québécois de Get the Shot ont transformé la War Zone, scène dédiée aux esthétiques punk et hardcore, en une insurrection musclée et euphorique. Leur set met à l’honneur la culture du Do It Yourself et la révolte antisystème, le tout dans une énergie à la fois cool et rageuse qui a fait leur réputation depuis 2009.
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Mettant l’accent sur le message, Get The Shot nous rappelle que les musiques extrêmes sont aussi des «bastions de résistances contre la bétise humaine».
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Et dans les dernières heures du festival, nos pas eurent la bonne idée de nous mener devant la scène d’Amenra. Le phénomène du post-hardcore belge connait une renaissance avec un dernier album radicalement plus aéré que les précédents.
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En live, ça donne un moment d’une beauté rare, un concept visuel intense orienté vers la nature et les flux de la terre. Et dans les oreilles, les notes prennent chacune une importance vitale. La lourdeur fait place au chant clair et l’on voyage entre souffrance et émerveillement.
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Réjouissez-vous, on pourra les retrouver du côté du Transbordeur en octobre, où ils partageront l’affiche avec les lyonnais de Céleste.
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Etait-il besoin de le rappeler, le Hellfest n’est pas ce rassemblement de montreurs de culs avinés à quoi on préfère parfois le réduire. En bonne vitrine des musiques extrêmes, le festival fait se côtoyer les têtes d’affiches FM et les esthétiques les plus avant-gardistes.
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Bien que, dans l’organisation, l’évènement atteigne parfois ses propres limites (Pfiou… le monde !), il reste le seul moyen de voir sur scène, et dans des conditions techniques inaccessibles aux « petits groupes », autant de figures essentielles de la culture métal.
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Crédit photo : Jennifer Le Risbé

Nova Lyon

juillet 31st, 2018

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