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La saga de l’été, partie 3 : Le Worldwide Festival

La saga de l’été, partie 3 : Le Worldwide Festival

Cet été, Nova Lyon empile les bracelets « Pass 3 jours » dans une orgie frénétique de musique. Tous azimuts, les agents du grand mix ont infiltré les événements musicaux de la belle saison aux quatre coins de la map. Machines de guerre soniques ou rendez-vous confidentiels pour initiés, on a tout écouté et on vous a rapporté quelques découvertes scéniques qu’il faudra suivre attentivement dès la rentrée. Troisième arrêt de notre tournée d’été à Sète pour le Worldwide Festival.
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Les festivals, l’été, c’est sympa. Chacun y va de son anecdote. Ok, on a compris, vous vous êtes bien marrés… Sauf que “le nôtre” de festival, il est pas juste sympa. Il est extraordinaire !
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Notre festival c’est le Worldwide à Sète. Et si Betty, Tom et moi, on dit “le nôtre”, c’est parce que ce festival est l’alchimie parfaite entre une direction artistique menée d’une main de maître par Gilles Peterson et un public hors norme, qui danse, qui chante, qui sourit, qui est heureux d’être à Sète sur les plages de sable, au Théâtre de la mer ou encore au musée Paul Valéry. Un public qui tout bonnement communie à merveille avec le lieu et les artistes ! Et des artistes, il y en a eu pléthore.
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Durant une semaine, se sont croisés musiciens et DJs tel que Denis Shain tropicalist boss de Atangana Records, ou bien Moodyman en mode groupe de jazz funk house avec Amp Fiddler au clavier le tout dans un style dance/funk à la Peven Everett. Moodyman servant des vodkas au public ! Si si.
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Nous, entre deux sardines grillées et l’héliotropisme sétois, on était frais comme des gardons et chauds comme des churros ! On vous la fait en abrégé mais toute la semaine a été royale :

Dimanche, les canadiens de Badbadnotgood se sont retrouvés sur scène avec la surprise du festival : le californien Roy Ayers. Tout le public se mettra à chanter sur “Everybody love the sunshine”. La crème des djettes était présente cette année : Kwasiba Savage, l’australienne HAAi (très belle découverte que cette diggueuse de funk turque et de beats afro), Sophie Callis, Tash LC
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Mercredi, on s’est introduit dans la japan night, ambiance kimono et scène jazz japonaise avec Toshio Matsuura Group, suivi par le cultissime Dj Krush et Satoshi Tomiie.
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Y ‘a un truc qu’il faut savoir quand on se rend au Worldwide à Sète. On en ressort pas indemne. Chaque concert est un uppercut ! Une claque face à la mer. Et nous, public français, anglais, européen, international – on est là heureux de partager le même amour pour la musique.
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Gilles Peterson orchestre la messe !  Dans la nuit, il balance ses titres comme des hymnes. Il a ce talent de fédérer les foules autour de morceaux qu’il aura peut-être déjà joué 50 fois ! On pense au fameux remix de I’m the Black gold of the sun de Rotary Connection que Gillou (ouais on se permet) a joué tellement de fois au théâtre de la mer qu’il se “l’interdit” désormais…
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Cette année Louis Vega, grosse légende de la house new-yorkaise et fondateur de Nuyorican Soul – était là pour reprendre ses hymnes. Et nous, on a kiffé ce pur set.
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La nouveauté cette année, c’est un spot intimiste derrière le musée Paul Valéry. Bravant le feu de la canicule, on a eu une révélation avec la présence du pianiste septuagénaire et éthiopien Hailu Mergia. Et puis Seun Kuti, Larry Heard aka Mr finger, Ben UFO, Daphni, Four Tet, Lefto.
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Ils étaient tous là ! Larry Heard c’est un des artistes les plus influent, dans l’histoire de la house music avec Robert Owens et Ron Wilson : Can You Feel It, Washing Machine en passant par Space Jungle et The Sun Can’t Compare. Bon dieu, on n’en revient toujours pas.
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Alors forcément, entre deux purs concerts – notre dieu à tous, Hermeto Pascoal et son jazz fusion tropical expérimental étaient en pleine forme.
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Forcément, on a décompressé sur la plage avec l’excellent set de Simbad et de la crème solaire indice 50. On a bien aimé le booty shake latino cumbia reggeaton de Daniel Haaksman, et Tash LC. Sans oublier Antal qui, l’an dernier, avait littéralement retourné le théâtre de la mer. On cherche encore certains morceaux inshazamables de son set.
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Après une semaine de moules gratinées à l’aïoli goinfrées sur le marché, de brochettes de poissons, de bains de soleil et de siestes oversized, on s’est coulé jusqu’au Théâtre de la mer pour la closing. Nous étions le samedi 7 juillet : dernière soirée… face à la méditerranée. Korokoko, en mode afrobeat super smooth, a ouvert le bal, suivi de la Drum & Bass et jungle bien fat de dj Zinc et de Goldie.
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Autant vous dire que le mot gradin a rapidement perdu son sens premier et que tout le monde s’est retrouvé debout, bras en l’air, sourires scotchés, avec parfois quelques écorchures aux genoux hein ça arrive ! Pour clore nos ébats musicaux, Gillou a balancé un petit Beatles des familles. Hey Jude repris en coeur par le public. On vous l’a dit : le Worldwide, c’est une véritable alchimie.
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Crédits photos n&b  : Régis Mestre

 

Nova Lyon

août 7th, 2018

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