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Dans la rue du journaliste Richard Schittly

Dans la rue du journaliste Richard Schittly

Nova Lyon poursuit ses déambulations sonores dans les rues de Lyon, guidé par des personnalités lyonnaises triées sur le volet. Cette semaine, Lucie Baverel nous emmène dans les rues les plus malfamées de Lyon, en compagnie de Richard Schittly, reporter spécialisé en affaires judiciaires au journal Le Progrès. L’occasion de causer braquages, fausse monnaie et crimes non élucidés.

Lundi

On le retrouve au 47 de rue du Lac, dans le 3e arrondissement de Lyon. C’est là que se trouvait une petite imprimerie familiale, théâtre de ce qu’on appellera “l’affaire des faux dinars”. Richard Schittly nous raconte qu’un jour d’octobre 2009, il reçoit l’appel d’un policier qui lui confie : “On vient de faire une affaire extraordinaire, une histoire de faux billets”.
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“C’est rarissime surtout qu’ils les ont chopés en plein flagrant délit”.  Balade à travers un histoire de petits et de gros voyous de Marseille, à Lyon en passant par l’Italie, qui aurait pu “déstabiliser l’économie algérienne”.
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Mardi

Richard Schittly nous raconte ce drôle de métier qu’est faits-diversier. “Ça m’a passionné tout de suite […] Tu croises la vie de la société, la vie des gens. C’est un peu un miroir déformant de la société mais c’est très instructif”.
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Avec lui, on parcourt le 3e et l’histoire du banditisme lyonnais, toujours à part dans le paysage français. “Les voyous lyonnais ont été toujours des mecs de haut niveau, […] assez discrets mais bien efficaces. Au départ c’était des gitans, des arméniens dans les années 70 avec le gang des lyonnais puis ça a été des jeunes des cités… Mais toujours des gens à la marge, à la périphérie des villes”.
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Mercredi

Le journaliste nous conduit maintenant dans le quartier Saint-Paul, rue Octavio Mey devant un bar anciennement appelé “La Mezzanine”. C’est là qu’en 1984, Nathalie, une jeune adolescente lyonnaise a disparu.
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“Ça a été une affaire judiciaire qui m’a vraiment marquée”. Il se souvient. “À l’époque, ici, il y avait beaucoup de bars louches peuplés de voyous”. L’affaire ne sera jamais élucidée mais, dans les années 2000, elle est réactivée. C’est comme ça que Richard Schittly entend parler de l’affaire de la petite Nathalie pour la première fois. 
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Jeudi

Notre déambulation nous amène rue Vivier dans le 7e, devant les entrepôts de la société Loomis, sur les lieux de ce qu’on a appelé “Le Casse du Siècle”. Ce casse c’est celui de Toni Musulin, un convoyeur de fond, qui a pris le large avec son fourgon, emportant au passage 11,6 millions d’euros de butin.
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Des bureaux de police à un box souterrain planqué route de Vienne, retour sur cette affaire dingue avec le journaliste qui l’a suivie depuis ses débuts.
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Vendredi

Une histoire pareille, ça ne se résume pas en quelques minutes. On retrouve donc Richard Schittly dans le 7e, en plein affaire Toni Musulin, alors que le convoyeur en cavale vient de se livrer… et ça, sans les 2 millions et demi manquant du larcin. Son jugement aussi s’est déroulé à Lyon. “Le mec, il fait le braquage du siècle mais y’ a pas de violence, y’a pas d’armes, c’est un vol simple, c’est même pas un vol avec effraction, donc il encourt 5 ans maximum ! ”.
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“Quand t’es journaliste tu suis ça heure par heure. Il y a beaucoup d’adrénaline”. On en profite d’ailleurs pour parler de la concurrence entre médias, du rapport des journalistes à leurs sources et on découvre que, bientôt peut-être, éclateront de nouvelles affaires où de vieux voyous vont refaire parler d’eux  !
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Retrouvez Dans la rue de chaque semaine à 17h30 sur Nova Lyon.

Nova Lyon

septembre 20th, 2018

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