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Dans la rue de Patrice Papelard

Dans la rue de Patrice Papelard

Chaque semaine, Lucie Baverel part en balade pour observer les rues à travers les histoires d’un lyonnais. Et cette fois, c’est tombé sur Patrice Papelard. Aussi passionné que loquace, le directeur des Invites de Villeurbanne nous emmène visiter Montchat et les Ateliers Frappaz.

Lundi

On s’attendait à le retrouver à Villeurbanne, là où il a lancé les Eclanova il y a près de 30 ans. Mais Patrice Papelard nous donne rendez-vous dans le quartier de Montchat, “au cœur du lieu de vie” (enfin surtout de la rue principale) . 


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Infirmier de formation, Patrice Papelard a toujours baigné dans le milieu associatif rock de Clermont, et il arrive ici, par chance et par hasard. On en profite pour discuter de l’esprit de fêtes, gratuites et conviviales, propre à Villeurbanne et on croise des copains.  “Je lui ai dit de venir là pour faire un peu malin” . Ce quartier, c’est le sien (et peut-être même celui de Thom Yorke).
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Mardi

On poursuit notre route dans la rue principale du quartier et on écoute Patrice Papelard se souvenir de ses premières fois à Villeurbanne. “On était inconscient total ! ”. Il regarde amusé ce qui a changé avec les années. “T’imagines quand même que les maisons de disques nous donnaient de l’argent en support quand on faisait un concert parce que ça faisait vendre à la FNAC ? Aujourd’hui, tu vois les cachets même quand t’as un finaliste à The Voice… Quand tu vois, ce qu’on te demande tu dis on est passé dans un autre monde !  Aujourd’hui il faut le budget d’Areva pour monter un plateau !” .
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La gratuité, il y tient. Tout autant qu’à la qualité de ses programmations. “C’est pas parce qu’on est dans la rue qu’on a pas l’exigence artistique de la salle […] On s’est battu pour dire : on travaille dans la rue mais on est pas que des amuseurs public. Nous, on vie la ville tous les jours !”.
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Mercredi

On fait quelques minutes en voiture et nous voici dans la cour des Ateliers Frappaz, labellisé Centre National des Arts de la Rue et installé à Villeurbanne en 2002 . “ En 1911, c’était ici un des premiers centre de ramassage d’ordures municipales à cheval.”
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Visite guidée des bureaux, des ateliers, des lieux de résistance en container du site et plongeon dans les missions et le fonctionnement de Frappaz.
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Jeudi

On poursuit la visite des ateliers avec ce “vieux renard clermontois” et on découvre, qu’ici, il a déjà accueilli des vaches et des chevaux. “C’est cette complémentarité dans la création artistique qu’on peut pas faire dans les théâtres”. On rentre, on sort, on découvre caravane, lieu de repet’ et écurie ponctuelle et on a du mal à se dire qu’on est en plein milieu de Villeurbanne.
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Tiens, Patrice Papelard en profite pour nous glisser quelques astuces pour réussir une rumeur, avec exemple à l’appui. C’était la première année des Invites.
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Vendredi

Son métier, c’est son engagement citoyen. Et forcément, tout le monde n’est pas forcement d’accord avec ce qu’il fait. “On sait où sont nos ennemis et ceux qui ne comprennent pas qu’une ville puisse mettre autant de moyens dans la culture”. Pour lui, le lien avec la municipalité est rare et précieux. “Il y a une vrai volonté d’ouverture culturelle à l’ensemble d’une population. […]
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Je voudrais bien que Villeurbanne reste un exemple et ne devienne pas un village gaulois. Je suis vachement inquiet de voir la façon dont la culture est attaquée actuellement. […] Putain ! Moi je ne vois pas pourquoi je payerai des impôts uniquement pour faire des ronds-points et des routes !”

Pendant qu’on le tient on en profite pour le cuisiner sur la programmation de la prochaine édition des Invites.

Les Invites,  c’est du 19 au 22 juin 2019.

Nova Lyon

novembre 26th, 2018

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