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« Midi Dans La Gueule Du Monde » avec Sofiane Saidi & Mazalda

« Midi Dans La Gueule Du Monde » avec Sofiane Saidi & Mazalda

A l’occasion de la sortie en vinyle le 24 novembre de El Ndjoum (chez Airfono & Carton Records), le nouvel album de Sofiane Saidi & Mazalda, Mathieu Girod revient sur sa rencontre à Jazz à Vienne le 3 juillet dernier avec le prince du Raï 2.0 accompagné du band kaléidoscopique Mazalda. Sofiane Saidi, autour d’un café, nous raconte avec sa voix rauque son histoire de Sidi Bel Abbès en Algérie aux scènes internationales.
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Sofiane Saidi commence à chanter le soir avec ses potes dans les quartiers de cette ville fertile avec ses amis. Il commence à se faire connaître avec sa voix singulière en reprenant des standards de raï lors de mariages et de fêtes. Les tensions politiques et l’envie d’exporter sa musique l’amènent à Paris dans les années 80. Ils commencent à fréquenter la vie nocturne parisienne voguant entre cabaret raï à Chatelet et Clichy et dans les jams sessions. Il rencontre de nombreux musiciens et collabore avec de nombreux artistes issus d’univers musicaux variés. Du producteur électro Naab, à l’Égyptienne, moderne, Natacha Atlas, ou plus récemment encore avec Acid Arab, Sofiane Saidi prouve que le raï est immortel et peut s’adapter à chaque périodes et sonorités.
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Il devient petit à petit l’ambassadeur du raï électrique, surtout avec la sortie de son premier album solo El Mordjane. Cette envie de croiser les genres et les époques le met sur la route de Mazalda, groupe lyonnais, diggers de K7 raï, bidouilleurs et musiciens inclassables, capables de brasser dans leur musique le groove ethiojazz, le funk, le rock psychédélique avec l’âge d’or du raï. Cette envie commune donne naissance à la combinaison Sofiane Saidi & Mazalda.
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Des tournées puis un premier album El Ndjoum (les étoiles). Ensemble, ils emmènent le Raï dans l’espace en mélangeant orgues et claviers vintages avec derboukas, flûtes en roseau, portés par la voix rauque de Sofiane Saidi . Sofiane prouve que le raï est bel et bien vivant et se porte à merveille et ne s’arrête pas qu’à l’Afrique du Nord car il est déjà dans le cosmos.

« Quand on a travaillé sur cet album, j’entendais les sons cosmiques qui me rappelait l’odyssée de l’espace. J’ai eu envie de sortir de ce côté sourd, cloisonné pour amener le raï dans les étoiles. »
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Nova Lyon

novembre 20th, 2018

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