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Dans la rue de Philippe Liotard

Dans la rue de Philippe Liotard

Cette semaine, on prend moufles et micro et on part marcher dans les rues de Lyon guidé par le sociologue Philippe Liotard. Lui, ce qui l’intéresse ce sont les questions liées au sport et au corps (avec une petite option punk). Aussi chargé de Mission Égalité-Diversité à l’Université Claude Bernard, il a choisi de nous faire parcourir les pentes de la Croix-Rousse, de haut, en bas.

Lundi

On retrouve Philippe Liotard sur le plateau. Le marché y est installé depuis quelques heures et ça sent le poulet grillé et les olives. On se balade entre les étales et on discute de son parcours de prof d’EPS puis de chercheur. On observe les murs aussi. “Ici, c’est l’artistique, le poétique et l’esthétique qui se mélangent !”.
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Et puis, on s’arrête devant le tripier du marché et on apprend que, le cœur, “ceux qui y goûtent, ils y reviennent, c’est comme beaucoup de choses !”
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Mardi

Le sociologue nous conduit maintenant devant la Coopérative du Zèbre et nous raconte son fanzine. “C’est un espace qui diffuse des informations sur ce qu’on peut encore appeler la contre culture, culture marginale ou subculture”.
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On croise un singe, un sein et des dessins puis on se dirige vers Le livre en Pente. “C’est une librairie, dans laquelle, quand tu viens, t’es sûr de ramener quelque chose… A condition de pas chercher le dernier Marc Levy”.
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Mercredi

On redescend la Montée de la Grande-Côte et on observe ses collages. “C’est un lieu d’exposition permanent !”. Philippe en sature son smartphone d’images. “C’est une façon pour moi de documenter la vie humaine et la vie dans la ville”. C’est un peu ce que décrit l’anthropologue Jean Bazin : “On peut travailler sur n’importe quoi du moment que c’est une trace de l’humain […] C’est documenter la vie”.
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Jeudi

On arrive Montée des Carmélites. C’est l’occasion de parler des Chiennes savantes de Virginie Despentes et du mouvement punk à Lyon.  “La Croix-Rousse était un lieu très vivant en terme d’actions, d’activisme et de rassemblements”. Il comprend les nostalgiques.
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“A l’époque, ce qui était important c’était de produire du sens, et pour produire du sens, on s’appropriait un espace vide, pour faire de la sérigraphie, jouer de la musique, organiser des manif politiques ou produire un fanzine”
. Mais pour lui, ce quartier garde encore aujourd’hui, cet aspect alternatif. “Cette philosophie du punk n’est pas morte !”.
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Vendredi

Pour cette dernière étape dans les rues de Lyon, Philippe Liotard nous entraîne chez Empreinte où l’on croise Gauthier pour parler tatouages et piercings, du corps, des normes et surtout de liberté ! “Ce qui m’intéresse c’est comment s’expérimente la liberté de produire sa propre apparence, son propre corps”. Et on se demande d’ailleurs où se trouve la transgression aujourd’hui ? Par rapport à qui et pour qui ?
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Un peu plus loin, rue d’Algérie, on croise par hasard Serge Nagenrauft, mémoire de cet environnement punk lyonnais des années 70. “J’étais là quand ça a commencé […] J’étais un peu un mercenaire du pinceau”. On discute du punk d’hier et d’aujourd’hui et on s’arrête sur une définition claire et efficace. “Etre punk, c’est être libre !”.
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Nova Lyon

décembre 21st, 2018

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