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« Midi Dans La Gueule Du Monde » avec Femi Kuti

« Midi Dans La Gueule Du Monde » avec Femi Kuti

L’afrobeat est bel et bien vivant et il se porte à merveille ! Depuis sa création à la fin des années 60 par le « Black Président » Fela Anikulapo Kuti, la relève est assurée par de nombreux groupes dont notamment ses enfants. Mathieu Girod est parti le 8 novembre à la rencontre de l’un d’eux au Transbordeur, son fils aîné Femi Kuti.
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L’afrobeat est devenu depuis les années 70, lors de sa création par Fela Kuti, un des genres musicaux les plus populaires et puissants du continent africain. Mélange de percussions traditionnelles nigérianes (Agbala, Juju) , de soul, de funk et de R&B, porté par les paroles engagés de Fela, notamment dans son lieu emblématique, le Afrika Shrine où il résistait face à l’oppression du gouvernement.
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C’est dans ce club que Fémi, le fils ainé du chanteur et multi-instrumentiste va s’initier à l’afrobeat. Comme son père, il va alterner saxophone, clavier et chants. Il intègre l’orchestre paternel, le Egypt 80, en 1979 à 15 ans avec son saxophone. Il deviendra un élément essentiel du groupe jusqu’à devenir frontman lors de l’emprisonnement de Fela pendant 20 mois.
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En 1986, il fonde le groupe The Positive Force et s’émancipe de l’héritage paternel tout en poursuivant son combat. Il enregistre plusieurs albums avec son groupe : No Cause for Alarm (1989), MYOB (1991) et Femi Kuti (1995) qui fait parti des 1001 albums qu’il faut écouter une fois dans sa vie de Robert Dimery. Peu à peu, il devient le nouveau visage de l’afrobeat contemporain. Au sein de ce groupe, il enrichi ce mouvement musical en y apportant des touches de Hip Hop, de rock tout en restant fidèle au message politique et à la tradition. En 2000, Femi Kuti ouvre son propre club au Nigéria, The Shrine, devenu le nouveau repère de cette musique explosive.
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Une nouvelle série d’albums voit le jour, dont le concert enregistré dans son club Africa Shrine (2000), ainsi que Fight to Win (2001), Day by Day (2008), et enfin Africa for Africa (2010) et No Place for My Dream (2013) qui lui valent tous deux des nominations aux Grammy Awards.
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Son nouvel album, One People, One World est dans la pure tradition afrobeat et retourne aux racines de la musique africaine, tout en s’ouvrant aux musiques de l’atlantique noir (sonorités caribéennes, reggae jazz). Fémi approche maintenant la soixantaine, il reste militant mais ajoute à ses propos politiques une note d’espoir et d’amour avec des textes célébrant la communauté humaine. Un album prônant l’unité et tourné vers l’avenir. L’afrobeat a encore de longues années devant lui.
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« Oui, il y a une énergie au Shrine. Votre président Macron est venu au Shrine. Vous devriez vous demander pourquoi il est venu. Pendant la coupe du monde. Est-ce que vous avez pensé à ça ? Est-ce qu’il y a une connexion ? Les français devraient se poser la question, tu ne penses pas ? »

Nova Lyon

décembre 4th, 2018

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