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Midi dans la Gueule du Monde avec Arat Kilo

Midi dans la Gueule du Monde avec Arat Kilo

A l’occasion de la douzième édition du festival Au Fil des Voix  qui s’est tenue au Trianon à Paris, Mathieu Girod est allé à la rencontre du groupe Arat Kilo.


Formation éthio-jazz explosive, les musiciens se sont associés à la chanteuse malienne Mamani Keita et au rappeur américain Mike Ladd pour leur dernier album en date « Visions of Selam ».

Arat Kilo porte le nom d’un quartier de la capitale éthiopienne Addis-Abeba. C’est dans ce pays de la corne d’Afrique que les musiciens du groupe tirent leur influence : le Swinging Addis des années 60/70 remis au goût du jour par la collection Éthiopiques.


Depuis une dizaine d’année maintenant, Arat Kilo mêle l’éthio-jazz avec d’autres univers musicaux. Dans leur musique, tantôt atmosphérique tantôt énergique, on flirte avec le dub, le hip-hop, les riffs funk et les mélodies mandingues du Mali.
Des rencontres entre les musiques et aussi entres les musiciens : depuis leur album A Night in Abyssinia (2011) on retrouve de grandes pointures telles que Rokia Traoré ou encore Socalled.

Sur leur album Nouvelle Fleur, on retrouve la chanteuse malienne Mamani Keita et le rappeur américain Mike Ladd. L’alchimie de ces deux featuring fut tellement forte que les deux artistes se retrouvent membres à part entière de leur nouvel album « Visions of Selam » (label Accords Croisés).


« Visions Of Selam » traduction « Visions de Paix ». Un album où Mike Ladd et Mamani Keita abordent des sujets sensibles sur une musique lancinante et explosive. Selam est aussi l’australopithèque qui a été découvert en 2000, en Éthiopie et qui serait né il y a 3 millions d’années.

Le groupe à travers ce disque retrace le parcours de l’humanité, de la région de l’Afar au royaume du Mandé en passant par les musiques américaines.


Pour avoir ce son analogique vintage comme les grands orchestres éthiopiens ou maliens des seventies, Arat Kilo a enregistré l’album en trois jours à l’ancienne, sur bande magnétique et dans les conditions du direct. Un disque qui sonne comme la bande son d’un voyage entre plusieurs époques et pays.

« On reste qualifiés de musique éthiopienne mais rythmiquement on voyage dans les caraïbes, au Mali, dans les Amériques. C’est ça l’idée du voyage de Selam à travers le monde. Le regard de l’australopithèque sur notre monde d’aujourd’hui »


Nova Lyon

février 26th, 2019

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