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Dans la rue du studio Mikrokosm

Dans la rue du studio Mikrokosm

Nouvelle excursion humaine et urbaine dans les rues de Lyon. Et cette semaine, c’est aux semelles de Benoit Bel que Lucie Baverel colle un peu.  Après avoir parcouru le monde de la Loire à l’Islande, il s’est installé à Lyon et a fondé il y a 10 ans le studio d’enregistrement Mikrokosm à Villeurbanne. On s’y balade et on discute littérature, ramens, pianos et pistes audio.

Lundi

Benoit Bel nous a donné rendez-vous dans son quartier, place Guichard, devant la Librairie du Tramway. Il y passe beaucoup de son temps alors on fait pareil. Après s’être intéressé à la permaculture et aux licornes,  on s’arrête au rayon littérature française.

“En ce moment, je consomme presque exclusivement un mec qui s’appelle Tobie Nathan, il est ethno-pychologue et je suis tombé amoureux de ce mec !” Et puis on se fait conseiller (et même  totalement convaincre) par Frédérique Pingault, co-gérante de la librairie qui nous raconte le livre Reviens de Samuel Benchetrit. “C’est désopilant et extrêmement drôle […] un petit bijou”. Vendu !

Mardi

On traverse les Halles, et les rues du 3e. L’occasion de revenir sur l’enregistrement de son tout premier disque, une histoire de copains. “Puis il a fallu trouver un projet un peu plus sérieux!” Ce sera le Canada, l’Irlande, Lyon et l’Islande où il vivra un an et travaillera dans les studios Greenhouse de Reykjavik.

“J’ai eu une révélation […] ! L’environnement global islandais, la nature omniprésente, la puissance des éléments, le jour qui ne se termine pas, la nuit qui n’en finit plus… Tout ça, ça crée un terreau hyper fertile à l’imagination et la libération de plein de créativité. Mais au delà de ça, j’ai vraiment trouvé un positionnement humain et technique au service d’un projet musical. J’avais trouvé mes maîtres à penser !”. Et dans ses souvenirs on croise Bjork, Sigur Ros et Patrick Watson.

Mercredi

On s’arrête maintenant chez KUMA Izakaya, un resto japonais du 6e. “Un endroit très chouette, on y mange très bien, […] c’est ce que j’appelle un boui-boui, un petit restaurant dans lequel t’es bien, pas trop de place, intime et chaleureux”. On fait connaissance et on chope au passage quelques secrets de fabrication.

Pas le temps de déguster un ramen, on repart direction le studio de Benoît qui nous raconte sa création et les travaux engagés il y a 10 ans. “Fallait tout péter et tout refaire”. En janvier 2011 quand on a fait nos premiers mixes ça a été un énorme soulagement, on avait un truc avec une vraie couleur, un studio avec une vraie acoustique”. Mais pourquoi on vient dans son studio ? “Je pense que les gens viennent pour 2 choses, un savoir faire et un contact humain. On a tout ce qui faut pour faire un bon disque […] on a la réputation d’être fiable, sérieux et créatif !”

Jeudi

On arrive devant un “petit écrin de verdure dans la ville”. Le bâtiment héberge le studio Mikrokosm mais aussi des équipes de photographes, des stylistes ou des vidéastes. “On est sur une espèce de petite pépinière industrie créative comme on dit dans le jargon politico-cool !”.

Benoit nous fait découvrir les lieux, les vinyles de son père, et son cérémonial matinal lorsqu’il entre dans son studio. On parcourt la live room et on teste absolument tous les claviers qu’on y trouve.

Vendredi

On se balade maintenant sur les pistes d’un de ses mix. Celui du duo bordelais The Twin Souls. L’occasion de s’interroger sur sa “signature”.

“Moi je ne fais pas parti de l’école des mecs qui imposent des choses […] Je considère mon travail comme un travail de matière. Je crois que je fais des choses très compressé mais avec beaucoup d’espace”.

Nova Lyon

mars 25th, 2019

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