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Dans la rue du Mirage Festival

Dans la rue du Mirage Festival

Cette semaine, nouvelle excursion dans les rues de Lyon, et, pour avaler le bitume cette fois, Lucie Baverel a choisi Simon Parlange. Il a co-fondé il y a 7 ans, avec Jean-Emmanuel Rosnet, le Mirage Festival, un événement dédié aux arts numériques dont la prochaine édition commence le 3 avril.

Lundi

Le rendez-vous est donné devant l’atelier Sunset Résidence, rue des Tables Claudiennes, dans 1er arrondissement. “C’est ici que le festival a été pensé”. Ici, en 2013, deux étudiants fraîchement diplômés ont monté l’association Dolus & Dolus, et se sont lancés. “On trouvait qu’à Lyon, ce qui existait en terme de numérique était soit geek, soit confidentiel et on avait envie d’en faire des événements un peu plus grand public”.  

Et autour, les connexions se sont faites naturellement. “Tout le quartier a été pas mal utilisé […]  il y a des lieux qui ont été des lieux de catering et d’autres où on a fait des réunions ou des expos”. Une histoire de potes et de pentes.

Mardi

On se dirige vers le Lavoir Public, et on revient, avec Simon, sur les origines du festival.  “Nous, notre constat, part du fait que le développement de nombreuses technologies a beaucoup changé la manière dont on crée les formes artistiques qui peuvent être montrées.  Il y avait toute une nouvelle scène qui émergeait”.

“Quand on allait voir les gens au début, on nous répondait, “ok c’est intéressant, mais c’est peut-être un peu une niche. Aujourd’hui, tout le monde s’en empare, institutions et grand public. Alors pourquoi le Mirage Festival garde un coup d’avance ?  “Parce qu’on est plus agile !” explique Simon en se marrant.

Mercredi

On arrive au Lavoir Public. “C’est un lieu où on a fait des événements les 4 premières éditions. [….] C’est hyper atypique et c’était très chouette de pouvoir venir y faire à peu près ce qu’on voulait !”.

On y rencontre Olivier Rey, co-fondateur du Lavoir qui nous raconte cuves et bassins et qui se souvient de sa rencontre avec Simon et Jean-Emmanuel. “Vous êtes passés nous voir un jour, on avait ouvert le Lavoir depuis peu de temps et le projet était suffisamment cinglé, atypique, original et les deux types qui avait l’air de s’occuper du festival suffisamment sympathiques pour qu’on disent immédiatement « ben oui bien sûr » !”


Jeudi

On longe maintenant le parc Rouville direction les Subsistances et on cause du réseau culturel  lyonnais. “Il n’y a pas UNE grosse structure, on est beaucoup de structures petites ou intermédiaires, […] et on pas tous les épaules […]. Il faut des moyens pour accompagner la production et c’est quelque chose qu’on a pas forcément”.

Alors où trouver les espaces de travail et les moyens financiers pour accompagner les artistes en développement sur le territoire ? On descend et on se projette.


Vendredi

Notre dernière étape nous amène sur l’esplanade des Subsistances. “C’est le lieu sur lequel on propose la plupart de nos programmations. C’est un vrai lieu de vie pour le festival […] et c’est aussi, pour nous, un moyen de venir dans une institution lyonnaise et d’avoir une reconnaissance autour de ça”.

Cette année, le thème du festival, c’est turbulences. “ C’est l’homme face à ses défis avec le développement du progrès. C’est  comment on traite les questions d’écologie, d’hyperconnection ou de surveillance et comment les artistes s’emparent de ça”.


Le Mirage Festival, c’est à Lyon du 3 au 7 avril 2019.

Nova Lyon

mars 19th, 2019

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