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Fourvière 2019 : Nova t’éclaire dans les Nuits

Fourvière 2019 : Nova t’éclaire dans les Nuits

Découvrir 2 mois de programmation de Théâtre/Danse/Musique classique et actuelle en 30 minutes, c’est une chose qui n’arrive qu’une fois par an à Lyon. Et c’est tombé ce matin, puisqu’on avait rendez-vous pour découvrir la programmation des Nuits de Fourvière 2019 en compagnie du directeur du festival, Dominique Delorme.

Pas étonnant donc que les réseaux lyonnais se soient emballés dans les dernières semaines en anticipant les têtes d’affiche qui défileront sur la colline entre Juin et Juillet. Alors on a bien noté la venue événement des bulldozers New order, Interpol, Tears for fears ou encore The Blaze. Mais maintenant que le détails de ces NDF19 est tombé, Nova s’en va vous lister la Dream Team des concerts sur lesquels on risque fort de se croiser.

D’office

Dans les noms annoncés avant la livraison définitive d’aujourd’hui, on avait déjà retenu Cat Power, la prêtresse folk/pop, sortie de sa chrysalide sur son dernier album Wanderer. Elle sera en plus précédée sur scène par Bertrand Belin, crooner lascif de la chanson française. Donc c’est décidé. On ne manquera ça sous aucun prétexte.


Pas question non plus de rater le retour sur scène de The Good, The Bad & The Queen. Ce n’est pas une surprise de les voir à l’affiche, compte tenu des liens d’amitié qui lient Damon Albarn au festival de Fourvière. Mais avec cette pépite nostalgique et cynique que TGTBTQ a ajouté à sa discographie cette année, et surtout une absence des scène française d’environ 7 ans, l’attente s’est solidifiée autour de la date du 15 juillet.


Côté surprises, on a en revanche accueilli avec un sourire benêt l’annonce d’un triple plateau regroupant Mac Demarco, Parquet Courts & Aldous Harding. Une soirée placée donc sous le signe de la décontraction, avec trois artistes natures et rafraîchissants, qui pratiquent leur musique avec acharnement, tout en ayant le recul propre à leur âge.


Enfin, on ne boudera pas notre plaisir devant le rayon des dinosaures. Cette année, NDF propose un live du plus discret des Pink Floyds : Nick Mason. Lui qui revient par la petite porte, a eu le bon goût de focaliser ses tournées sur les années psychédéliques des Floyds de 67, à 72. Adieu les gros tubes révolutionnaires. On gardera la rêverie de leur début, surement la plus intéressante sur le plan instrumental.

Le Big love.

La grosse nouveauté de cette édition 2019, c’est la création des Salons de musique des Nuits, des soirées en petite jauge, à l’Odéon ou à la Salle Molière, dédiées à la découverte et à l’écoute privilégiée. De ces 10 soirées, on notera en caractère gras Le Salon de Musique de Vincent Segal. Le violoncelliste de Bumcello consacre une soirée à un label qui ne ressemble à aucun autre, NØ FØRMAT!

Le label fête 15 ans de musique en roues libres et invite à cette occasion Laurent Bizot, boss du label, mais aussi les musiciens qui ont marqué l’histoire de NØ FØRMAT! : Piers Faccini, Ballake Sissoko, Blick Bassy et Gérald Toto. Cette soirée apparaît comme une respiration dans le festival, un espace de jeu et de liberté que le public aura le plaisir de partager de très près.

Le monde dans un amphi.

Bien évidemment, on a pas manqué de noter que la programmation des artistes du monde et des spectacles vivants des Nuits avaient fière allure cette année. Cirque, danse et musique classique nous aguichent avec des grands noms tels que Yoann Bourgeois, Georges Lavaudant ou le Cirque Eloize.

Mais ce qu’on a coché de plus immanquable, c’est cette soirée d’ouverture qui réunit de nouveau la star des metteurs en scène Robert Wilson et le duo folk Cocorosie. Ils avaient secoué le mythe de Peter Pan en 2013 à Paris. Et depuis 5 ans, ils réservaient en secret le même traitement au conte de Kipling, Le livre de la jungle. Les Nuits de Fourvière leur ont donné les moyens de ce projet fou, tout public, qui promet des tableaux incroyables et une bande son toute aussi barrée.


Notre curiosité a aussi été piquée par le spectacle de Jean-Christophe Meurisse, Tout le monde ne peut pas être orphelin. Le spectacle, encore en cours de création promet un portrait cinglant de ce microcosme violent et gluant qu’on appelle « famille ». Rien qu’en parcourant les intentions du projet, on demande à voir.

Enfin, NDF19 nous emmène en voyage du côté de Cuba, avec une vétérante du Buena Vista, Omara Portunondo, accompagnée du pianiste Roberto Fonseca et de son quartet, pour un spectacle qui ressemble fort à ses adieux à la scène. Pour ouvrir le bal, Orquesta Akokan, la touche afro-cubaine du très bon label Daptones fera résonner ses cuivres jusqu’aux portes de la basilique.


Et comme un été à Lyon ne se fait jamais sans une Nuit Soul à Fourvière, on se conformera à la tradition en allant applaudir la légende Mavis Staples et la révélation soul anglaise J.P Biméni, le survivant, accompagné de son groupe The Black Belts.

Retrouvez l’ensemble de la programmation des Nuits de Fourvière sur leur site officiel.

Nova Lyon

mars 12th, 2019

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