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Dans la rue de Fred Mortagne

Dans la rue de Fred Mortagne

On embarque pour une nouvelle virée dans Lyon ! Cette semaine c’est dans les rues et sur les places du skateur, photographe et vidéaste Fred Mortagne que Lucie Baverel va glisser. Balade dans le 1er avec celui qui a passé des milliers d’heures à documenter les spots de skate les plus emblématiques, les plus menacés ou les plus interdits de Lyon.

#DansLaRueDe (Teaser) – Nova Lyon

Cette semaine, on glisse dans les rues de Fred Mortagne. Skateur, photographe et vidéaste, le lyonnais a passé des milliers d'heures à documenter les spots de skate les plus emblématiques, et les plus interdits aussi.► Rendez-vous toute la semaine à 17h30 sur Nova LyonVidéo : Loïc Mabily – Videographer & Camera operator

Publiée par Nova Lyon sur Lundi 8 avril 2019


Lundi

Le lieu de rendez-vous est une évidence pour lui. Ce sera la place Louis Pradel, devant l’Opéra.  “La place que les skateurs se sont appropriés depuis près de 25 ans” explique Fred Mortagne.  “C’est ici que j’ai réalisé mes premières vidéos de skate sur la scène lyonnaise”.

Mais pourquoi cette place ? “Le skate se nourrit de l’énergie et du bouillonnement urbain, il a besoin d’être au cœur de la ville”. Et il note : “Il n’y a pas vraiment d’espace de jeu dans les villes à part pour les enfants”. Un espace qui va être rénové et dont les skateurs devaient être chassé. Impossible d’abandonner les lieux pour eux, et face à leur forte mobilisation, la municipalité a plié. Alors dernier ride avant quelques mois et avec micro embarqué.   


Mardi

On marche et on se souvient de ses débuts. “Je me suis mis au skate en CE2 […] J’étais pas bien à l’école, je comprenais rien à la vie, tout était flou, le skate c’était la lumière vers la vie”.

On entre dans la librairie le Bal des Ardents, rue Neuve. Direction le rayon photo ou on parle de noir et blanc, de grand angle et d’Ed Templeton, skateur et mentor de Fred. “J’ai commencé la photo avec instinct et feeling mais j’y connaissais rien. Cartier-Bresson, Koudelka… Il m’a orienté sur tout un genre photographique qui m’a instantanément parlé”.


Mercredi

Dans les rayons, on trouve son livre à lui, Attraper au vol. “J’ai vraiment une attirance très forte pour le côté graphique, les jeux de lumière, les diagonales créées par les ombres, l’urbain, le béton et l’architecture brutaliste.”

On se balade à travers ses photos, des spots de skate secret lyonnais au rive du Tage à Lisbonne… A Moins que ce soit le Brésil dans les années 60 ?


Jeudi

Nouvelle étape, nouveau décor. Nous voilà dans la boutique Wall Street Skateshop. On y discute de l’image du skate et de l’hypocrisie des marques de luxe qui tentent parfois de se l’approprier.

Et puis on rencontre les copains. Fernando Elvira est de passage ici pour peindre une fresque. “Un jeu, plus qu’un job” se marre-t-il. On visite, on tombe sur une des photos de Fred accrochée au mur et on apprend comment griper une planche.


Vendredi

La dernière étape de notre balade nous mène chez Blitz. La compagne de Fred, Stéphanie Argentier y expose ses créations. Parmi elles,  la cabane œil. “L’idée c’est de pouvoir déposer cette cabane au milieu de l’environnement urbain. C’est une respiration, une pause dans le chaos de la ville.”

“Je suis assez sauvage, j’aime bien rester en retrait [….] La ville est très intense. J’y contribue, on en a besoin, mais il faut trouver un équilibre. J’aime y apporter de la douceur et vivre la ville de façon détournée.”


L’expo L’histoire de l’oeil c’est jusqu’a la fin du mois d’avril, chez Blitz, rue Louis Vitet.

Nova Lyon

avril 18th, 2019

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