Cola Boyy, le boogie des parias

Cola Boyy, le boogie des parias

On découvrait son univers musical au mois de mai dernier avec son premier single Have You Seen Her, et immédiatement, Cola Boyy et son disco hors tempo a trouvé sa place dans nos cœurs. Avec le clip de Penny Girl, sorti au milieu de l’été, on a pu mettre un visage sur la voix de Cola Boyy et on trouvait la raison d’être de ce son décalé.
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Ayant grandit dans la petite ville d’Oxnord, Californie à la fin des années 80, Matthew Urango a baigné dans une culture monopolisées par le punk hard-core et le skate, très populaire dans la région. D’un autre côté, une malformation de naissance le laisse handicapé dès l’âge de 2 ans où il subit une amputation et grandit avec une jambe artificielle. Tant pis pour le skate et les pogos.
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Il construit son univers musical dès les années lycées. Et étant un paria dans une ville de contre-culture, il décide de faire sa propre révolution par la funk et le disco. Il compose dans sa chambre, explore les sonorités 70s et exprime ses angoisses de jeune homme malade et sentimental sur des nappes de synthés rétros.
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Dans le clip de Penny GirlCola Boyy rend hommage à sa ville natale et aux gens qui l’habitent. Pauvre, immigrée, délinquante mais aussi débrouillarde et fière, la population d’Oxnord ressemble à un film d’Harmony Korine, entre gamins des rues qui tuent l’ennui et petits hustlers au cœur tendre. Avec un look très documentaire, le clip s’articule comme un album de famille dans lequel Cola Boyy fait des photo bombs pour faire marrer les copains et finit par incarner à lui-seul l’esprit d’Oxnord.
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Si vous voulez en savoir un peu plus sur l’histoire atypique de Cola Boyy, un mini-docu musical accompagne la sortie de son EP, Black Boogie Neon, visible ici.
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