Goyokin, le diable au cœur

Goyokin, le diable au cœur

On découvre aujourd’hui avec plaisir un projet lyonnais mêlant le blues et les ambiances rock expérimentales. Goyokin, c’est son nom, regroupe le guitariste Mo’Watt et le tatoueur/mélomane Jean-Luc Navette. Ce dernier multiplie depuis des années les incursions dans l’univers du blues en exposant ses affiches dans des salles de concert telles que le Marché Gare et l’Epicerie Moderne, ou en illustrant les pochettes du label Night Records qu’il a co-fondé et qui réédite des artistes majeurs de l’histoire du delta blues tels que Skip James, Robert Johnson ou encore Blind Lemon Jefferson. A ce duo viennent s’ajouter d’autres musiciens, Theo Charraf, Johane Myran et Olivier Samouillan, qui leur prêtent main forte au grès des morceaux.
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En ce début 2019, Goyokin révèle 4 titres aux textures marécageuses, bruitistes et surréalistes. Le premier titre de cette démo, Blue Ghost Blues, s’accompagne désormais d’une vidéo animée, réalisée par Charles Tardif (auteur de URBS, une série de documentaires sur la culture urbaine) et illustré par Navette lui-même.
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L’animation, très primitive, invite au théâtre obscur du bayou, des églises évangélistes, et des présages funestes. On découvre un personnage de bluesman en errance suite à la disparition d’une femme qu’il aime, perdu dans une spirale de rêves et de chagrin. Il finit par rencontrer le diable sous la forme d’un bouc en costume qui le rappelle à la musique pour exorciser sa peine. Ce premier clip de Goyokin reprend donc des mythes fondateurs du blues, rendant hommage au crossroad de Robert Johnson. Les dessins de Navette, toujours marqués par la mélancolie et la superstition, prennent ici une dimension magique et sombre à la fois.
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A noter qu’un second clip pour le titre The Healer est d’ores et déjà annoncé.