Sampa The Great, Dieu est une femme

Sampa The Great, Dieu est une femme

Depuis quelques années, on voit fleurir les esthétiques « urbafricaines », qui mélangent la mode streetwear à des vêtements traditionnels africains. D’abord repris comme symbole fort de revendication et d’appartenance dans le rap US/anglais, la Wax et ses motifs bigarrés trône aujourd’hui sur tous les portants des revendeurs de fast fashion. A tel point que son sens s’est dilué dans les teintures chimiques. Heureusement, Sampa The Great reprend les bases dans son récent clip, Energy.
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On en discutait récemment avec le rappeur kenian Blinky Bill, un nouvel axe musical se dessine de l’Afrique de l’Est jusqu’à l’Afrique du Sud. Et Sampa The Great, née en Zambie et élevée au Botswana, en est une fière ambassadrice.
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Dans Energy, Sampa rêve d’une nature paisible, d’une terre nourricière, mais surtout fantasme un pays imaginaire qui mélangerait les codes et les cultures dans la paix. Elle y dresse des tableaux pour illustrer ses thèmes de prédilection : La féminité et l’énergie de la nature.
A travers la coiffure, le maquillage et les tissus, on célèbre le corps féminin, celui des amantes et des mères. Et dans un couplet spoken word, l’artiste anglais Nadeem Din-Gabisi, nous raconte Mama-God, la terre-mère, à qui l’on devra rendre des comptes, le jour de notre mort.
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On ne va pas vous faire le coup du « entre modernité et tradition« , mais pourtant, on serait tenté tellement le son et les images de Energy renvoient à l’intemporel et à l’idéal terrestre. Sampa The Great, du haut de ses 24 ans, nous donne une leçon de sagesse.
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