The Claypool Lennon Delirium, un monde en feu

The Claypool Lennon Delirium, un monde en feu

Le nom de The Claypool Lennon Delirium ne prête pas à confusion. Cette musique psychédélique est l’oeuvre de la rencontre de deux musiciens dont les orbites se sont croisées en 2016. D’un côté Les Claypool, bassiste et chanteur de l’ovni rock prog Primus. De l’autre, le guitariste et chanteur Sean Lennon, fantasque héritier du trône de la pop anglaise. Les deux fantaisistes se sont bien trouvés dans leur delirium à 4 mains et reviennent cette semaine avec un nouvel album, South of Reality.
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Dans le premier clip extrait de cet album, on ne peut pas se départir des références à papa Lennon, tant le chant nous renvoie une dose de Sgt Pepper dans les oreilles. En total décalage, les vocals douces et haut perchées déroulent des paroles étranges et référencées qui évoquent un monde qui brûle, l’humanité aux enfers, et le présage d’une fin des temps qui approche. Et que dire du solo, qui sonne étrangement comme la guitare de Sam Andrew, guitariste de Janis Joplin sur Summertime ?
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Le premier clip issu de cet cuvée 2019 du CLD n’est pas en reste niveau délire cosmique. Il utilise la technique du Cut Out, une animation en papier découpé qui permet de mixer les médias (dessin, photo) et d’y glisser un nombre de références historiques et artistiques. On y croise pelle-mêle Michel-Ange, l’occultiste Alister Crowley, le père du satanisme Anton LaVey et surtout, la figure centrale du morceau, Jack Parsons, l’un des pères de la propulsion spatiale, accusé d’espionnage et mort dans d’étranges circonstances, qui a fait l’objet de nombreuses thèses complotistes impliquant la Nasa et le gouvernement américain.
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Quelque part entre Georges Mélies et Angéla Anaconda, ce clip fourmille de symboles mystiques, érotiques et de détails artistiques qui font de son visionnage une quête hypnotique de sens caché. On s’y perdre avec délectation.
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