Good Times : Freakistan & Julien Lebrun

24
/ Nov
Vendredi
2017

Good Times : Freakistan & Julien Lebrun

Location
21 place gabriel Rambaud, 69001 Lyon
Venue
La Maison M
Time
10:30 pm

Pour cette 15ème Good Times , Freakistan à le plaisir de recevoir Julien Lebrun …

Depuis 10 ans, ce digger sillonne les continents et plus spécifiquement l’Afrique de l’Ouest, recherchant disques, artistes et producteurs d’époque pour rééditer des perles rares et inédites d’afro-soul des années 70. Fervent défenseur de la production de vinyles, il crée un label de musiques Soul Tropicales en 2002 avec Djamel Hammadi : Hot Casa Records. Travaillant à 60% sur des rééditions de music soul, majoritairement venues de l’Afrique de l’Ouest, mais aussi une partie production avec cinq ou six artistes différents tel que Vaudou Game, Orlando Julius ou encore Setenta, qui vont du jazz au latin funk en passant par l’afro-funk.

« Toi, tu joues quoi justement ? »

Pour simplifier, j’aime bien le terme « Tropical Soul », même s’il est un peu galvaudé aujourd’hui. J’ai toujours eu un ADN soul et funk. Nous venons d’une génération qui a grandit dans l’âge d’or du hip hop, et donc avec cette culture du beat et du sample. Après, dans la musique, tu peux aimer un morceau pour plusieurs éléments différents, notamment la mélodie qui est l’âme de la musique au sens large, un type de mix, une façon d’enregistrer, d’interpréter …

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En terme de support par contre, je ne suis pas du tout pour la dictature du vinyle. Je suis producteur vinyle, je vis et je dors sous ma collection de vinyle mais je suis contre l’obligation de jouer vinyle, car si musicalement un édit qui n’a pas été pressé sur vinyle me plaît, j’ai envie de pouvoir le jouer. Et ne pas jouer un morceau à cause de ça, je trouve que c’est d’une débilité abyssale. L’important c’est la musique, la façon dont tu l’amènes, comment tu transportes l’audience d’un point A à un point B. Après nous ne sommes pas des machines, il peut y avoir des erreurs de mix, mais le but c’est d’essayer de construire quelque chose en terme de tempo.

Moi je suis de l’école Nickodemus, Karizma ou Rich Medina à New York, ou Gilles Peterson que j’allais voir à Londres adolescent. Ce qui importe avant tout c’est la mélodie et le son, le calage, les intentions, la tracklist, la prise de risque, faire découvrir des tracks. L’idéal c’est de pouvoir jouer de tous les formats et ne rien s’interdire. Et puis nous avons la chance de voyager pour jouer, et je t’avouerais qu’à 40 ans et des brouettes, se balader avec 50 kilos de son sur le dos tous les week-ends, ça pèse… D’autant qu’en afro, jouer de l’original ou les plaques peuvent coûter 300 à 400 euros le disque … Une petite clé peut t’éviter les drames d’une bière d’un hystérique à 4 heures du matin…

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